Critique : « Elephant », un film de Gus Van Sant

Elephant De Gus Van Sant Avec John Robinson, Elias McConnell, Expérimental

Affiche du film elephant

La journée banale d’un lycée américain par un jour d’automne. Terrains de sport, bibliothèque, cantine et couloirs laissent penser que cette journée se déroulera comme à son habitude. Mais, non loin, un drame se dessine.

Elephant est l’adaptation cinématographique de la terrible fusillade du lycée Columbine qui eu lieu le 20 avril 1999 et qui couta la vie à douze lycéens et un professeur.

Le film se veut très réaliste, Gus Van Sant voulant en faire une œuvre à part entière où le spectateur devient acteur. Le rythme est donc très lent, et chaque actions des personnages sont présentées comme elles auraient pu l’être dans la réalité. Mais c’est paradoxalement cette « lenteur » qui donnera au film toute son intensité. Cette mise en scène très particulière fait d’Elephant un film pouvant être classé dans la catégorie « film expérimental » comme le sont aussi Gerry et Last Days. Soulignons que le réalisateur a choisi de découper le film en plusieurs parties présentant chacune la journée d’un personnage en particulier. De plus, le déroulement du film n’est pas chronologique et de nombreux flashback, permettant d’entrecroiser tout ces malheureux destins, viendront perturber plus d’un spectateur.

A travers son film, Gus Van Sant veut montrer que la violence qui anime les deux lycéens, qui sont par ailleurs doté d’une forte intelligence, pourraient provenir de leur environnement qui leur est néfaste. Par exemple, les jeux vidéos sont particulièrement décriés ainsi qu’Internet qui offre la possibilité à n’importe qui de se procurer des armes aux Etats-Unis.

Véritable coup de cœur personnel, Elephant mérite pleinement sa palme d’Or au festival de Cannes.

Bruno R.

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