Critique : « No country for old men », un film de Joel et Ethan Coen

No country for old men De Joel et Ethan Coen Avec Javier Bardem, Josh Brolin, Action

Affiche du film no country for old men

Par un jour de sécheresse à la frontière mexicaine, Llewelyn Moss (Josh Brolin) tombe par hasard sur des cadavres gisant près de véhicules abandonnés remplis de cocaïne. Llewelyn décide alors en toute logique de chercher le dernier survivant de ce terrible deal qui a mal tourné et finira par découvrir une mallette remplie de millions de dollars. C4est le début du calvaire de Llewelyn qui devient alors une proie pour le terrifiant Anton Chigurh (Javier Bardem), lui même traqué par le vieillissant shérif Bell (Tommy Lee Jones);

Récompensé en 2008 par deux Golden Globes et quatre Oscars dont celui du meilleur film, No country for old men fait partie de ces chefs d’oeuvre indémodables dont on parlera encore dans plusieurs décennies. Brillamment interprété par son trio d’acteurs qui vaudra à Javier Bardem l’oscar du meilleur second rôle, le film est un concentré terrifiant de violence qui montre que « non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». Non, il n’est pas pour Bell, ce shérif vieillissant qui n’arrive plus à comprendre le monde qui l’entoure. A travers Anton Chigurh, véritable « dégénéré » qui n’a aucun principe ni aucune valeur, les frères Coen ont réussi à personnifier la violence.

La nature joue elle aussi un rôle prépondérant. Ce désert infini souligne l’impossibilité d’une éventuelle cachette pour le malheureux Llewelyn qui ne pourra échapper à son tragique destin.

No country for old men est un film qui se voit plus qu’il ne se raconte.

Bruno R.

licence Creative Commons 3.0

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